26 janvier 2009

Convention Régionale Midi-Pyrénées

PICT0018
Intervention de Frédéric Lebebvre, porte parole de l'UMP

Après le succès de la Convention Aquitaine, c'était au tour des jeunes militants de Midi Pyrénées de se retrouver pendant un week end afin de débattre et se former afin de mener à bien notre vocation militante et servir au mieux notre parti.

C'est Frédéric Lefebvre, porte parole de l'UMP qui nous a fait l'honneur d'ouvrir cette Convention. Il a su nous motiver et nous encourager à nous engager encore plus dans la vie politique de notre pays.

PICT0021

L'UMP a décidé d'investir dans la formation de ses militants et de venir à leur contact. C'est pourquoi Mickael Camillieri, délégué national en chrge de la formation et création de l'Ecole de Formation est venu à notre rencontre et les jeunes militants de Midi Pyrénées ont pu profiter de deux formations extremement enrichissantes: l'une sur la prise de parole en public, et une seconde sur internet et son utilisation par Barack Obama pendant sa campagne.


n537265869_1793546_474
Les RDJ de Midi Pyrénées autour de Frédéric Lebebvre, Benjamin Lancar et Christine de Veyrac

Merci à tous pour cet excellent week end et un grand merci tout particulier à Pierre Henri notre délégué national en charge de la zone sud ouest et à Jean-Lionel, rdj du 31 qui ont tout organisé.

Posté par Marion RDJ 09 à 17:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires sur Convention Régionale Midi-Pyrénées

    Régionales 2010 : entretien avec Brigitte Baréges

    Jean-Louis Chavoillon : Brigittes Baréges, merci de nous recevoir aujourd’hui. Pour nos amis de l’A.P.Ré. , je rappelle que Brigitte a été notre marraine de lancement de notre club politique sur Toulouse. Quelques petits mots te concernant : tu es député-maire de Montauban. J’aimerais connaître aujourd’hui tes projets politiques. Tu serais candidate pour être tête de liste pour les régionales en Midi Pyrénées, j’aimerais que tu nous en dises un peu plus.

    Brigitte Baréges : Nous allons connaître à l’UMP une grande première. Le Président de la République avait promis plus de démocratie interne. Ce sont les militants UMP qui dans chaque région vont choisir leur chef de file. En Midi Pyrénées après les parrainages nous sommes 2 en lice, Gérard Trémége et moi même. Tous les militants de Midi-Pyrénées vont voter du 16 au 22 mars.

    JLC : Echéances importantes pour la démocratie de notre mouvement. Par contre, comme je l’ai dis en préambule. Tu es député, tu es maire. Comment vas tu concilier ceci, notamment par rapport au cumul des mandats ?

    BB : Bien sure, j’y ai réfléchis. Le cumul des mandats interdit le cumul entre deux exécutifs. C’est à dire que l’on ne peut pas être à la fois : maire et président de conseil général ou maire et président de conseil régional. C’est la raison pour laquelle Martin Malvy (PS) n’est plus maire de Figeac même si personne ne doute qu’il occupe toujours ce poste. De même Jean-Michel Baylet (PRG) qui est président du conseil général du Tarn et Garonne est toujours par personnes interposées maire de Valence d’Agen. C’est une position donc assez simple à régler dés lors que l’on serait victorieux. Si je suis élue à la présidence de Midi Pyrénées, à ce moment là je serais obligée de démissionner de mon poste de maire mais je resterais présidente de la communauté d’agglomérations. Les montalbanais n’auront donc pas à pâtir de cette présidence de région bien au contraire. Ce problème est le même pour Gérard Trémége qui est maire de Tarbes. Il est à mon avis important d’être élus locaux pour pouvoir reproduire la gestion d’un territoire comme la communauté d’agglomérations de Montauban.

    JLC : Le Président de la République a donné le soin à Edouard Balladur de s’occuper de la réforme des institutions, d’examiner plutôt la possibilité de supprimer certains échelons administratifs. On parle notamment de la fusion entre Conseil Général et Conseil Régional. En effet, pour concurrencer les Landers allemands, les provinces espagnoles on va vers ce type de configuration. Paradoxalement, les français sont très attachés à une certaine proximité, à leurs élus. On retrouve cela pour le Conseil Général. Pour le Conseil Régional, bon grès, mal grès on a du mal à l’apercevoir. J’aimerais savoir comment tu envisages cette chose là ?

    BB : En effet, cette réforme vise à supprimer une des couches de l’organisation administrative, en partant de la commune jusqu’à l’Europe qui au passage complique terriblement les choses. Certains ne savent pas qui sont leurs élus locaux. Il y a un manque de lisibilité. Qui fait quoi ? Il y a des financements croisés. Ca fait 20 ans que l’on dit qu’il faut que l’on enlève une couche de cet empilement administratif. Nicolas Sarkozy a dit, et quand il dit c’est qu’il va aller au bout. Il a dit « il faut absolument arriver à réformer ces institutions ». L’idée, dans la prochaine réforme Balladur dans laquelle je travaille en tant que député à l’assemblée, serait de fusionner l’échelon région et département. A savoir, que l’on engloberait ces 2 entités ensemble. C’est un enjeu considérable pour ces régionales justement, car cela va renforcer le pouvoir des régions. On ne sait pas encore sous quelle forme, mais le Président de la république souhaite que cette proximité soit maintenue. Le scrutin de liste a beaucoup d’inconvénient notamment le manque de lisibilité territoriale. Il y aurait donc des conseillers territoriaux qui seraient un amalgame du conseiller régional et du conseiller général. Il serait rattaché à un territoire qui n’est pas encore aujourd’hui défini. Ce serait de gros cantons qui représentent aujourd’hui quelque chose. Pourquoi Baylet, pourquoi ces présidents de conseils généraux sont inquiets actuellement ? Ils maintiennent leur féodalité grâce à de petits cantons qui font pas 1.000 habitants. Il y a des cantons urbains qui vont plus de 15.000 habitants. Il n’y a aucune égalité dans cette représentativité du territoire. L’idée est de faire un périmètre qui soit cohérent : qui à la fois représente un territoire mais également une certaine démographie. Ce conseiller territorial nouvel vague n’est pas encore bien défini (on ne sait pas comment il sera élu, quel sera son territoire…). Il siégerait à la région par département pour régler les problèmes spécifiques du département puis avec tous les autres élus de la région pour régler les problèmes de la région. Je crois que l’on gagnera en lisibilité mais aussi en efficacité. Pour moi l’enjeu de ces régionales, au delà de la reconquête politique est un enjeu économique pour nous défendre en France par rapport aux régions européennes. Il suffit de voir, les espagnoles, les italiennes et les allemandes qui ont beaucoup plus de pouvoir qu’en France. Il y a donc des enjeux macro-politiques au niveau européen et des enjeux micro-politiques pour chez nous en Midi Pyrénées. Moi je serais pour un big-bang qui se réalise dès la rentrée après les européennes grâce à cette réforme. Nicolas Sarkozy a prouvé que l’on pouvait réformer ce pays même si ce n’est pas facile. Les grands perdants se sont nos fonctionnaires d’état. C’est pour cela qu’ils essayent d’alimenter toutes les polémiques : les universités, les lycées… On sait derrière tous les enjeux qu’il y a. Demain ce sera l’hôpital car il y a un projet de réforme en débat à l’assemblée. Il faut aller au bout des choses. Nicolas Sarkozy a dit : « j’ai été élu pour agir, et j’irais jusqu’au bout de mon mandat que ça plaise ou non ». Bien évidemment on ne veut pas déplaire à tout le monde. Il faut être courageux en politique. Notre beau pays est très encroûté par des milieux corporatifs, par des structures… Il suffit de voir comment cela se passe aux Etats Unis ou dans d’autres pays d’Europe. Nous avons beaucoup de retard. Je défendrais cette réforme.

    JLC : La France a une tradition très jacobine. Il y a eu des réformes qui ont été faites par le passé, notamment avec d’autres majorités. Certains, on dit que nous avions une décentralisation qui n’a pas été totalement achevée. Quelle est ta position notamment par rapport à l’autonomie de certaines régions ?

    BB : Je suis gaulliste et je suis plutôt pour un pouvoir central fort. Quand la deuxième vague de décentralisation est arrivée devant l’assemblée… La première étant socialiste avec Gaston Deferre. C’est ce qui me fait rire chez Martin Malvy (PS) « l’état se désengage... l’état se désengage... » C’est eux qui l’ont voulu la décentralisation. Pour ma part quand nous avons eu ces lois sur la décentralisation 2, portée par Jean-Pierre Raffarin, j’avais dis : « on a un département PRG, une région socialiste, notamment pour les financements croisés. Il faut instaurer un chef de file qui pilote. Lorsque l’on a un projet, quel qu’il soit on est victime et otage, élus locaux des financements croisés. Maintenant, nous y sommes, cette réforme a été voté autant en faire un atout. Le dernier acte de la décentralisation c’est de dire par exemple, les derniers chefs de file qui donneront le La, se sont les régions. Il faut aujourd’hui que cette réforme aille jusqu’au bout. Il faut que les régions aient les pleins pouvoirs. Mais il faut aussi que l’on gagne.

    JLC : Normalement, les élections régionales auront lieu l’année prochaine, sauf si il y a la réforme. Auquel cas elles seront reportées d’un an. Le président sortant en Midi-Pyrénées s’appelle Martin Malvy. Quel est ton opinion par rapport à son bilan ?

    BB : Moi, j’ai été surprise d’entendre Gérard Trémége à Cahors que l’on ne pouvait pas critiquer le bilan de Martin Malvy. Midi Pyrénées n’était pas endetté, maintenant si. On a augmenté depuis 2004 les impôts locaux de plus de 30 %. Les taxes professionnels qui handicapent nos entreprises ont également fortement augmenté. Et tout ça, pour faire quoi ? Où sont les investissements ? Qu’a fait Midi Pyrénées pour développer ses secteurs de compétences aujourd’hui ?

    Les transports : il y a du clientélisme. On a fait plaisir aux petits copains mais il n’y a pas de vision d’ensemble.

    L’aménagement du territoire : Midi Pyrénées est la région la plus grande de France en étendue. Il faut que l’on ait un espoir de développement que l’on soit à Toulouse, dans le fin fond du Gers ou de l’Ariège ou encore dans le Lot.

    L’agriculture : on a l’eau et le soleil. Réfléchissons. Nous devrions développer des énergies basées sur le soleil. En hydraulique, Martin Malvy bloque un projet sur la Garonne qui serait une solution pour les agriculteurs qui ont beaucoup de peine pour irriguer l’été.

    Chaque territoire a des spécificités il faut les organiser entre elles. Il ne faut plus l’organiser en étoile autour de Toulouse. On souffre des limites de l’exercice. Il faut réfléchir à organiser notre développement. La région toulousaine est hyper engorgée en terme de circulation, d’organismes, de fonciers alors que nous avons d’autres territoires magnifiques qui sont déserts.

    Un des exemples : La démographie médicale. Avoir un médecin au fin fond de certains départements est un réel problème.

    Le numérique, le haut débit peut aussi être une façon de désengorger le territoire. Il n’y a pas que les rails, il faut faire que le haut débit arrive à tous les 4 coins de notre région. Il y a des entreprises qui pour s’implanter n’ont pas besoin d’autres choses que d’Internet. On a pas besoin de tout concentrer autour de Toulouse.

    Je me battrais pour tout le monde. Dans le gaullisme, il y a un principe d’humanisme et d’équité. J’apporterais de l’équilibre entre les territoires. Il faut aider ceux qui souffre le plus de cet isolement. C’est un vrai projet de société et de relance.

    Aujourd’hui, nous vivons une crise économique sans précédent au niveau mondial. Martin Malvy dit que c’est la faute de l’état. Sur le plan de relance, lorsque l’on regarde le budget 2009 de la région. Que fait on pour les entreprises et les agriculteurs ? On diminue le budget de 7%. Sur le budget d’1 milliard d’euros, 3% vont à cette économie.

    Il y a encore des personnes sur le bord du chemin. Il faut s’adapter. Personne avait prévu la crise. Elle est là. Que faisons nous pour la combattre ?

    Il faut que l’on ait un véritable plan de relance économique. La démographie augmente c’est merveilleux mais ça ne suffit pas. Que faisons nous pour les faire travailler ? Que faisons nous pour les handicapés ? Que faisons nous pour les personnes âgées qui sont de plus en plus nombreuses ? Quelle est la politique d’accueil de ces personnes ? Le budget a là, encore diminué.

    Soit M. Malvy n’a pas compris que l’on était en période de crise. Soit il l’a très bien compris et ça c’est très politique. Pour organiser la grogne, il faut que les gens soient mécontents. Il faut qu’ils souffrent pour descendre dans la rue. Tout est organisé. Ce n’est pas un hasard si on a eu la révolte des lycées, des universités.

    La réforme des universités avaient été adoptée il y a plusieurs mois. Personne ne disait rien. Puis, d’un coup les chercheurs descendent dans la rue. Il y a un décret qui les oblige à rendre des comptes. En effet, on vous paye Messieurs et on aimerait bien savoir à quoi vous servez. C’est ça le principe d’évaluation. Ca ne leur convient pas.

    Aujourd’hui on a les DOM TOM, qui sont les territoires qui nous coûtent les plus chers au passage.

    Tout ça c’est organisé. Exploiter la misère humaine pour en faire un strapontin, pour déstabiliser le gouvernement c’est de la politique politicienne que je n’aime pas.

    Moi je considère que lorsque l’on est élu, l’on doit être responsable que l’on soit de gauche ou de droite. On est tous à bord même si l’on a un bon capitaine. Il faudrait que l’on soit tous derrière durant cette tempête. Mais il y a de la tactique, chacun veut montrer ses muscles pour les européennes. C’est facile d’exploiter tout cela sur fond de misère. C’est notre rôle de défendre le gouvernement et de démontrer qu’il y a pas d’autres politiques que celle que fait Nicolas Sarkozy au niveau national, au niveau local et au niveau régional. Je montrerais qu’il y a de l’espoir. « Quand il y a de la volonté, il y a un chemin » c’est un message de Charles de Gaulle.

    JLC : Tu sites souvent Charles de Gaulle. Après l’homme de guerre, il a été homme politique. Ce qui l’a caractérisé c’est son pragmatisme. Lors des dernières municipales, Sarkozy avait demandé d’ouvrir par rapport aux listes vers des gens qui ne viennent pas forcément des appareils politiques. Tu as ouvert ta liste sur Montauban. J’aimerais savoir comment tu conçois la construction d’une liste par rapport à ces élections régionales ? Nous même nous essayons d’être un relais entre la société civile et les politiques pour éviter qu’il y ait ce fossé que l’on a souvent reproché aux anciennes générations.

    BB : Absolument. Aujourd’hui, nous sommes dans les primaires. Ce sont les militants UMP qui vont choisir leur chef de file. Cette élection est l’occasion de grands débats de démocratie interne. Ca va donner une grande légitimité à celui ou celle qui sera le chef de file. Cette légitimité si elle m’est accordée me conduira à ne pas faire de la figuration. Ce n’est pas Paris qui me dictera la manière de composer ma liste si c’est une liste. Si ce sont des conseillers territoriaux on ira se battre sur chaque territoire. Cette campagne je la veux de terrain et de proximité, de pragmatisme et de réalisme. Il faudra trouver partout les meilleurs qui seront capables de défendre leur morceau de territoire. Chacun devra remporter cette victoire comme une mosaïque avec une ligne directrice et un programme commun. Dans notre liste, il va de soit comme je l’ai fait en 2001 et plus encore en 2008 pour les municipales, nous n’aurons pas seulement des UMP. Il y aura des personnes issues de la société civile. Il y aura certainement des compositions politiques dès lors que l’on sera d’accord sur le programme et la manière de le mettre en œuvre, la fidélité et la loyauté. Il ne faut pas perdre de temps. J’ai réfléchis à des axes de réflexion. Il faudra rentrer dans le fond de chaque sujet. J’aurais besoin de gens compétents dans chaque domaine. On a des idées les uns, les autres. Je suis élue depuis 2001 et je trouve que c’est un bon laboratoire d’expérimentations une mairie car nous sommes sur tous les sujets (la culture, le sport…). J’ai des idées sur le rugby par exemple. Je discute souvent avec mon club professionnel. Nous sommes sur terre de rugby en Midi Pyrénées. Il faudrait une véritable politique de soutien aux clubs sportifs. L’équité sera mon maître mot d’une manière générale. J’aime la justice. Je suis avocate de formation. Je me suis toujours battue pour les combats qui me paraissent juste.

    JLC : Brigitte. Je te remercie. Si tu avais un petit mot à dire à nos adhérents, à nos sympathisants de notre club…

    BB : J’ai envie de dire à ceux de l’A.P.Ré. que l’on est à aujourd’hui. C’est maintenant qu’il faut passer aux actes. J’ai besoin de toute l’équipe, de vos relais, de vous voir, de vous rencontrer. Je terminerais par une phrase que je cite souvent à la fin de mes discours. Elle n’est pas de Charles de Gaulle, elle est d’un philosophe déjà ancien qui s’appelle Sénèque. Qui dit pour espérer : « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Et je vous propose d’oser ensemble. Moi je suis prête.

    JLC : Brigitte, merci et bonne chance.

    Posté par Fred, 04 mars 2009 à 07:34 | | Répondre
Nouveau commentaire